Une atmosphere de fin de régime!

Hier, 4 mars 2014, j’ai obtenu confirmation, quasiment en même temps, que:

  1. L’assemblée générale extraordinaire (AGE), aura lieu le 6 mai à 17 heures au Palais des congrès de Montréal dans la salle 517B. Aujourd’hui j’ai même reçu par la poste un courrier de l’OIQ avec le projet  d’ordre du jour pondu par le comité exécutif.
  2. Le président Daniel Lebel et le vice-président Eric Potvin ne se présentent pas aux élections et donc ne feront plus partie du conseil d’administration ou du comité exécutif, et ce, dès le mois de juin.

Suite à ces deux nouvelles, plusieurs considérations s’imposent:

  • Le lieu de l’assemblée est certainement acceptable, mais cela est presque certainement du au fait que le nombre extrêmement élevé de signatures recueillies (plus de 500) pour exiger la tenue de l’AGE était désormais un solide indicateur à l’effet que, peu importe les astuces utilisées, le quorum aurait été atteint.
  • J’avais vu juste en ce qui a trait au choix de la date, car en fixant une date postérieure au 1er avril, il devient impossible pour un membre d’attendre le résultat du vote aux différentes résolutions pour décider si se réinscrire ou non. Ce choix forcé présente plusieurs inconvénients du point de vue des ingénieurs, qui sont en même temps des avantages du point de vue de l’establishment. En premier lieu, plusieurs milliers de membres qui n’ont pas besoin de leur titre pour travailler et qui sont a juste titre furieux avec la direction de l’OIQ, décideront probablement de ne pas s’inscrire, et donc ne pourront pas participer à l’assemblée. Deuxièmement,  en fixant la date si tard peu importe le résultat du vote sur certaines résolutions, il devient impossible de faire marche arrière. Par exemple, même si les membres rejetaient de façon massive le règlement sur l’assurance responsabilité professionnelle (résolution 1), les ingénieurs en pratique privée auront, dans leur grande majorité, déjà signe les polices et ne pourront plus rescinder du contrat avec ENCON.
  • Le comité exécutif a certainement choisi la date en fonction d’autres critères aussi, car sinon cette AGE aurait pu très bien avoir lieu au début du mois d’avril: En particulier, il est probable que les membres du comité exécutif voulaient s’assurer de se rendre à la fin de leur mandat. Du moins à leurs yeux, la résolution 7, à l’effet de les destituer et de destituer le directeur général a été pratiquement vidée de sens, puisque lors du vote sur la résolution il ne leur restera plus qu’un mois à faire. Cependant, s’il est vrai que Daniel Lebel et Eric Potvin ne se seront plus là après le mois de juin, Stéphane Bilodeau et Isabelle Tremblay pourraient toujours, à la rigueur, revenir dans l’exécutif (probablement sous les huées et les quolibets des membres s’ils se présentent en public). De plus, le sort du directeur général André Rainville n’est pas immédiatement et directement relié aux élections et à l’issue de cette assemblée générale extraordinaire, et lui faire quitter son poste demandera encore beaucoup d’effort et d’énergie. La partie ne se terminera donc pas juste avec l’AGE.
  • Bien que les règlements leur donnent le pouvoir d’établir le lieu et la date d’une assemblée générale extraordinaire, les membres du comité exécutif, étant donné qu’il y a une résolution spécifique qui demande leur destitution, auraient du se retirer entièrement de l’organisation du dossier pour cause d’apparence de conflit d’intérêts. Pour se prémunir contre l’éventualité que cela leur sera reproché lors de l’AGE, la moindre des précautions qu’ils auraient dû prendre aurait été de déléguer l’organisation de l’AGE à un comité indépendant nommé par le conseil d’administration.