Les grands médias « mainstream »

Les grands médias «mainstream» adorent les scandales: Les histoires de corruption et de collusion “pimentent” les nouvelles, font vendre du papier et augmentent la valeur du temps d’antenne. Dans la mesure où ces scandales ne nuisent pas aux autres intérêts des conglomérats qui possèdent ces médias (Power Corporation, Quebecor), et dans la mesure où ils ne limitent pas les pouvoir d’influence que les propriétaires de ces médias ont sur les politiciens, les journalistes qui découvrent des malversations sont autorisés, voire encouragés, à s’en donner à cœur joie.

Or, tout bon scandale doit comporter son lot de “méchants”, individus  que l’on peut pointer du doigt et exposer à l’opprobre populaire. De plus, beaucoup de ces médias vulgarisent et simplifient des problématiques souvent fort complexes, car ils assument à tort ou à raison que leurs lecteurs et auditeurs ne veulent pas qu’on leur en présente toutes les facettes, mais souhaitent plutôt qu’on leur donne juste quelques arguments pour pouvoir sauter rapidement à des conclusions définitives et sans appel.

De tels raccourcis font que la perception devient la réalité: Si personne ne défend la réputation de ceux qui sont désignés comme les ” pourris“, ceux-ci sont rapidement réellement perçus comme tels dans l’imaginaire populaire, et c’est exactement ce qui arrive présentement aux ingénieurs.

Cela dit, il ne faut certainement pas blâmer les médias “mainstream” pour cet était de fait: Leur façon de fonctionner est connue de tous, et si personne ne prend la défense des ingénieurs ordinaires avec un discours crédible et articulé, ce n’est certainement pas de le faute des médias.

En fait, s’il est vrai que présentement les médias ne sont pas tendres avec les ingénieurs, il ne faut pas croire non plus qu’ils ne seraient pas ouverts à accueillir d’autres opinions sur le sujet: Par exemple, en février 2010, lorsque le Réseau des ingénieurs du Québec a commencé a faire la distinction entre les “pommes pourries” et l’immense majorité des ingénieurs honnêtes, les médias lui ont fait de la place, beaucoup de place. En novembre 2011, lorsque le Réseau des ingénieurs du Québec, qui à l’époque  prenait encore sa mission de promotion des intérêts des ingénieurs au sérieux, s’est prononcé sur les pouvoirs que la Commission Charbonneau devait avoir, la couverture médiatique a été excellente.

Seulement, voilà, plus personne n’assume aujourd’hui, au moment le plus critique, le rôle de se faire le porte parole des ingénieurs.

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