Entre un ingénieur et un économiste à qui faites-vous davantage confiance ?

Entre un ingénieur, Tsipras, et un économiste, Samaras, les Grecs ont choisi; le premier. Que l’on soit de droite ou de gauche c’est une bonne nouvelle, car un ingénieur peut apporter une bonne dose de réalisme à un gouvernement, car il a généralement une connaissance bien plus pratique de comment créer de la richesse, alors que beaucoup d’économistes bâtissent des grandes théories … pour ensuite expliquer quelques mois après pourquoi leurs théories n’ont pas fonctionné !

En Chine le numéro un, Xi Jinping, est un ingénieur aussi. On peut penser tout le mal possible du système politique chinois, souvent à raison, mais il n’en demeure pas moins que la croissance économique de la Chine a longtemps été dans les deux chiffres, et se tient encore à 7-8 %.

Le plus drôle, mais en fait c’est catastrophique, est que beaucoup d’économistes sont convaincus dur comme fer que le fait qu’ils se plantent à répétition n’entache en rien leur crédibilité, et s’attendent à ce que les gens les croient encore, aidés en cela par les médias ‘mainstream dont la devise semble être ”je ne me souviens pas”.

En se rapprochant de notre belle province il faut quand même dire que, comme toute bonne règle, celle-ci aussi souffre d’exceptions: il y a des économistes sérieux qui admettent que l’économie n’est pas une science, mais plutôt une discipline et aussi des ingénieurs de formation à qui il ne serait pas sage de donner même un dépanneur à gérer, et on dirait que les endroits de prédilection de ces ingénieurs de formation sont souvent les instances de l’OIQ et du RéseauIQ.

Exceptions

Voici quelques juteux liens qui mènent vers des billets que j’avais écrit à l’époque et prouvent mon point, non seulement en termes de performance de gestion, mais aussi en termes de droiture morale:

  • Etienne Couture, Louis Cloutier et Michèle Raymond au RéseauIQ. Les deux derniers siègent encore au conseil, et ça parait, comme on peut le remarquer en observant la dégénération sans fin se cette organisation d’un point de vue moral et financier. Pour ce qui est du premier, il veut se faire élire au fédéral. Rien de moins ! Ohi Ohi. Si dans une organisation de toute petite taille il a tout bousillé, on peut imaginer les dommages qu’il ferait au fédéral ! De quoi brûler la profession dans le milieu pendant des années.

Mais ses prouesses ne s’arrêtent pas là. C’est lui qui a commencé la sympathique habitude d’embaucher des videurs de bars pour empêcher des adversaires politiques, dont un de surcroit légitimement élu, et un autre fondateur historique, de participer aux assemblées de l’organisation. Une autre belle prouesse a consisté à violer systématiquement et à répétition les codes d’éthique qu’il a signé, sauf de s’inventer des règles inexistantes pour accuser ses adversaires politiques de fautes imaginaires.    Je suis certain qu’il envisage d’importer ces belles façon de faire au gouvernement fédéral aussi.

  • Maud Cohen à l’OIQ. À l’origine de plusieurs des règlements farfelus qui ont empoisonné la vie des ingénieurs et causé des départs massifs, Maud Cohen s’ est lancée en politique et a essayé de se faire élire au provincial en 2012 avec la CAQ.

Mauvaise décision: elle reçu une raclée historique par le leader étudiant Léo Bureau-Blouin

  • Daniel Lebel et Stéphane Bilodeau à l’OIQ. Ces deux individus sont tellement insignifiants que cela ne vaut même pas la peine de rédiger leur pédigrée.

Publié le 26 janvier 2015. Dernière mise à jour 2 février 2015