Grandes corporations transnationales

Les grandes corporations transnationales disposent de moyens particulièrement convaincants pour protéger leurs intérêts, peu importe le parti au pouvoir : Il leur suffit de véhiculer à mots couverts, ou plus ouvertement si nécessaire, le message à l’effet qu’elles pourraient déménager des activités ou mettre à pied quelques milliers d’employés.

Depuis trente ans, cela provoque inévitablement l’effet de voir les politiciens se bousculer pour promettre des prêts directs ou indirects à des conditions extrêmement favorables , des congés fiscaux, des subventions cachées, etc. , et ce, bien évidemment, en sus des programmes d’aide déjà existants, dont notamment les crédits fiscaux la R&D. En passant, ces crédits ont été augmentés en 2013 pour l’industrie pharmaceutique. Cela n’empêche nullement les entreprises d’encaisser et de fermer des usines si elles trouvent des conditions encore meilleures ailleurs.

Sauf si elles œuvrent dans certains secteurs reliés aux domaines concernés par les enquêtes de l’UPAC (construction, informatique, etc.), ces corporations ne tirent pas d’avantage particulier du système de corruption exposé à la Commission Charbonneau, qu’elles peuvent, elles aussi, voir comme un « concurrent » pour les ressources de l’état. En d’autres termes, elles ne voient pas d’inconvénient à ce que l’abcès soit crevé, mais elles ne souhaitent pas que le débat mène à un resserrement des règles régissant ce que les politiciens peuvent faire avec l’argent des contribuables, d’où leur attitude discrète sur la place publique..

Il y a lieu de remarquer les ingénieurs québécois jouent un rôle primordial dans le succès de ces entreprises, mais visiblement elles estiment qu’elles n’ont pas à prendre la défense de leurs ingénieurs. C’est l’intérêt des actionnaires et non pas celui des employés qui prime.

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