Banques et autres institutions financières

Pour ce qui est des banques et autres institutions financières, j’exclurais qu’elles aient participé, ou du moins participé consciemment et de façon active, au système de corruption.

Bien sur, je ne dis pas cela parce que je crois qu’ils sont d’une intégrité innée, mais plutôt parce qu’elles n’ont pas besoin de corrompre qui que ce soit pour contrôler, voire faire tomber, un gouvernement: Elles ont la haute main sur la dette et sont donc dans l’enviable positon de pouvoir couper les vivres à l’économie du Québec. Tout ce qu’elles auraient à faire pour faire exploser les taux d’intérêts payés par le gouvernement du Québec et les sociétés para-publiques comme Hydro-Québec, serait de vendre les titres d’épargne dont elles ont le contrôle, et conseiller à leurs clients de faire de même. Dans la pratique, elles n’auraient même pas besoin d`agir de façon aussi radicale pour protéger leurs intérêts: elles n’auraient qu’à sous-entendre dans les médias qu’elles pourraient éventuellement le faire pour que les taux montent et le message passe auprès des politiciens!

Par ailleurs, la corruption ne les dérange pas, tant que les contribuables demeurent globalement en mesure payer leurs dettes, ainsi que, et surtout, la dette. Cependant, au delà d’un certain seuil, la corruption devient pour ainsi dire un « concurrent », car son coût finit par réduire les ressources disponibles pour payer des intérêts. Cela explique pourquoi elles n’ont pas levé le petit doigt pour empêcher le scandale de prendre de l’envergure.

Enfin, l’évolution du dossier, et notamment le fait que les ingénieurs sont sur la sellette, les intéresse peu: Tant que le débat demeure circonscrit et que leur énorme pouvoir n’est pas remis en question, elles demeureront vraisemblablement discrètes. _____________________________________________________________________________________________

Aller aux grandes corporations transnationales.

Revenir au texte principal, les filous et les naïfs.