Mais c’est la debandade!

Aujourd’hui 12 juin 2013, un article vient de paraitre dans La Presse à l’effet que l’OIQ vient de perdre 2000 membres. En fait, si l’on compte comme il faut, et en considérant que l’OIQ gagnait 1000 membres à chaque année, nous en sommes à moins 3000, soit 5% des effectifs. Par ailleurs, d’après un échantillon de 1400 membres que j’ai bâti personnellement, le pourcentage de ceux ont déclaré avoir laissé ou ont déclaré vouloir laisser l’OIQ tourne autour de 18-20%. Ce pourcentage monte de beaucoup auprès des ingénieurs plus âgés qui approchent de la retraite. Ce sont des chiffres indicatifs bien évidemment, mais très inquiétants quand même.

Au delà des raisons de cette débandade, que j’ai expliquées en long et en large dans ce site, il y a une chose qui me choque profondément: Ce n’est plus le président ou un élu qui parle aux médias, mais bien le directeur général, M. Rainville, soit un employé non-élu. Il affirme notamment à la première personne:

«Si quelqu’un dit «je ne veux pas maintenir mes compétences», et bien, c’est une bonne affaire qu’il démissionne de l’Ordre parce qu’on ne peut pas garantir au public qu’il est compétent, affirme-t-il. Si les ingénieurs n’ont pas compris ça, j’aime mieux qu’ils se retirent. Le public ne s’en verra pas pénalisé, au contraire.»

Monsieur Rainville, vous vous êtes entendu? Avez vous bien dit “j’aime mieux” et non pas “le conseil estime qu’il vaut mieux“?

J’ai des petites nouvelles pour vous, M. Rainville: l’OIQ ne vous appartient pas!

Pour avoir occupé les deux postes (président du conseil et directeur général) dans une autre organisation, et pour avoir été vice-président en titre de l’Ordre, je comprend bien les différences de responsabilités:

  • Le président est l’ultime responsable de l’organisation vis-à-vis de la loi, du public et des membres et c’est pour cela qu’il est le porte parole du conseil, et doit suivre à la lettre les résolutions du conseil dans ses déclarations publiques (même celles qu’il n’aime pas).
  • Le directeur général, lui, est un exécutant, de haut niveau bien sur, mais néanmoins un exécutant des décisions du conseil, et il a une obligation de réserve pendant qu’il est en fonction.

Lorsqu’il y a confusion des rôles, un organisme cesse d’être démocratique, perd sa représentativité et sa crédibilité, et dépérit rapidement

Je crains que c’est exactement ce qui est en train de se produire à l’OIQ!