Les grandes manœuvres commencent!

La grande nouvelle de la semaine dernière, se terminant le 7 février 2014, est sans contredit l’annonce, par la secrétaire de l’OIQ, Me Caroline Simard, après quelques jours d’hésitation, que l’assemblée extraordinaire aura bel et bien lieu.

Ce qui s’est vraisemblablement passé suite à la demande d’assemblée extraordinaire signée par presque 500 ingenieurs, est que les éminences grises (autant celles à l’emploi de l’organisation, que les consultants, les lobbyistes et autres tireurs de ficelles), ont dû prendre une décision particulièrement désagréable, étant donné qu’ils se sont retrouvés face à deux seules alternatives, l’une aussi appétissante que l’autre:

  • Indiquer à ces pauvres membres de l’exécutif un cours d’action à l’effet de ne pas tenir une assemblée, en utilisant des prétextes de nature légale; le danger d’une telle approche étant bien sur que, face à une telle manifestation d’arrogance, la grogne prenne encore plus d’envergure. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que nous sommes déjà en période électorale pour le renouvèlement de six(6) postes d’administrateurs au conseil de l’Ordre: Rejeter du revers de la main une demande légitime et démocratique en provenance de la base  garantirait qu’aucun candidat de l’establishment en réélection aurait la moindre chance de passer. Or, s’il est certain  que les membres actuels de l’exécutif sont sacrifiables, la vraie question n’est pas là: Qui va les remplacer? Si c’est des gens qui veulent vraiment faire le ménage, là tous leurs plans viennent de sauter.
  • Indiquer à ces pauvres membres de l’exécutif un cours d’action à l’effet de tenir une assemblée, conformément aux lois et au règlements, avec le risque que les sept résolutions passent, fragilisant ainsi tous les plans qu’ils avaient élaboré dans leur tour d’ivoire. Bien sur, ils ont d’autres tours dans leur sac, dont le fait que les résolutions de l’assemblée générale peuvent légalement être ignorées par le conseil d’administration, mais il n’en demeure pas moins qu’une fois rendus là, faire fi de la grogne mènerait à une large couverture dans les médias, voire éventuellement à une tutelle du gouvernement.

L’analyse de risque qu’ils ont effectuée a donc mené au deuxième choix, à l’effet de descendre finalement dans l’arène par les membres de l’exécutif interposés, tout en essayant de se donner tous les moyens possibles pour contrôler les dégâts. Voici lesquels:

  1. Garder la haute main sur le déroulement de l’assemblée,
  2. Empêcher les plus récalcitrants de participer à l’assemblée,
  3. Continuer à répéter inlassablement la même propagande dans tous les outils de communication à leur disposition.
  4. Garder le contrôle le plus serré possible sur toute information potentiellement compromettante,
  5. Faire semblant de lâcher du lest,
  6. Changer les règles à la dernière minute pour essayer d’ensabler l’assemblée