Le RéseauIQ se meurt-il? Ou est-il à l’orée de son renouveau?

L’assemblée du RéseauIQ a bel et bien eu lieu: Elle a été un “flop“, et cela ne pouvait être autrement, avec un taux de participation anémique (75 participants – en raison d’une promotion quasi-inexistante de l’évènement), avec la présence de “bouncers” à la porte, ainsi qu’un discours de la présidente (aujourd’hui ex-présidente), portant sur un méli-melo de concepts publicitaires mis à la queue leu-leu, sans considération aucune pour la nature et la mission véritable de l’organisation.

En fait, l’assemblée a été caractérisée par plusieurs perles, mais en faire la liste  exhaustive est pratiquement impossible, tellement ces perles étaient nombreuses. Je ne mentionnerai par conséquent que les plus ahurissantes. Selon la présidente (aujourd’hui ex-présidente):

  • Les ingénieurs sont des “clients” et non pas des “membres” du RéseauIQ . (Pardon? Peut-on savoir qui l’a autorisée à transformer une association en entreprise privée? As-t-elle soumis à l’assemblée générale des changements aux lettres patentes et à la mission? Non? Alors ce qu’elle fait est certainement immoral, et probablement aussi illégal.)
  • Défendre les intérêts des ingénieurs coûte, selon elle, trop cher, et donc cette activité est abandonnée. (Tant qu’on y est, puisque ça coute trop cher, les organismes devraient arrêter de verser des sommes pour accomplir la mission pour laquelle ils existent , les syndicats devraient arrêter de négocier pour les travailleurs, les compagnies d’assurance devraient arrêter de verser des compensations pour ceux qui leur ont payé des primes, les gouvernements devraient suspendre les paiements pour le chômage et le bien-être social, etc. Par ailleurs, à ce que je sache, pas tous les organismes de pression se payent des consultants de grands cabinets comme National ou H&K, mais il y en plusieurs qui sont néanmoins drôlement efficaces juste avec la contribution de leurs bénévoles!)
  • Le Réseau ne prendra pas position sur quoi que ce soit, incluant des sujets qui affectent et affecteront dans l’avenir le statut, les conditions et les revenus des ingénieurs, et se tiendra plus particulièrement loin de tout sur lequel l’OIQ prend ou a pris position, tels que le projet de loi 49,  l’imposition du monopole d’Encon comme seul fournisseur approuvé pour l’assurance responsabilité-professionnelle, l’imposition de l’assurance-médicaments, le règlement sur la  formation continue, etc. (Les ingénieurs peuvent crouler sous les frais et les règlements tatillons, mais ça ce n’est pas son problème…Hmmmm..d’où vient cette attitude servile vis-à-vis de l’OIQ?)

Comment quelqu’un d’aussi insensible, qui veut dénaturer l’organisation en élaguant la défense des intérêts des ingénieurs, au moment même où la profession en a plus besoin, et qui , de plus, a en toute probabilité agi de façon non conforme aux règlements pendant les élections, a pu se hisser si haut dans notre association? Cela demeure pour moi un mystère.

La seule bonne nouvelle a été que, après la fin de l’assemblée, la présidente a perdu son poste, et a été remplacée par Yves Lavoie, ing., qui avait très bien fait lors de son premier mandat comme président en 2011 , en contribuant notamment a rehausser la notoriété du RéseauIQ après les années 2007-2009, où l’organisation avait perdu presque tout son lustre.  Il hérite cependant d’une organisation en voie de perdre son âme, avec encore des personnes au conseil qui croient manifestement que “défendre les intérêts des ingénieurs ça coute trop cher.”

Je souhaite bonne chance à M. Lavoie de tout mon cœur. Il en aura bien besoin!