Le président de l’OIQ doit désormais assumer ses propos

La saga associée à réponse du président de l’OIQ, M. Daniel Lebel, ing. à la lettre du 3 juillet qui lui avait été envoyée par six(6) anciens hauts responsables de l’Ordre ingénieurs du Québec, dont moi-même, un ancien président et deux autres anciens vice-présidents, est à un point tournant car elle a finalement été publiée aujourd’hui 23 novembre 2013, dans le site de l’un des signataires de la lettre, mon collègue M. François P. Granger, ing.

Étant donné que la réponse du président est désormais publique je me sens tout à fait à l’aise pour la publier dans sa version originale, pour en parler et pour la commenter. Voici la chronologie de cette correspondance:

  • Le 3 juillet 2013 six anciens hauts responsables de l”OIQ, écrivent au président actuel, M. Daniel Lebel, ing. pour lui suggérer des solutions realistes à la situation d’impasse dans laquelle la profession se trouve, en raison notamment de trois facteurs: 1) La remise en cause de l’intégrité de tous les ingénieurs suite aux révélations á la Commission Charbonneau, 2) l’érosion du membership en raison de contraintes déraisonnables, tout particulièrement au niveau financier, imposées par l’OIQ sur ses propres membres, 3) la perception motivée du manque de transparence de l’Ordre vis-a-vis du public et de ses propres membres.
  • Le 22 juillet 2013 M. Daniel Lebel, ing. répond a la lettre qui lui a été adressée en envoyant aux six signataires un courriel auquel est attaché un fichier “pdf” contenant la lettre. Le courriel lui-même comporte une notice de confidentialité. À la lumière du fait que l’OIQ a déjà démontré par le passé d’avoir tendance à initier des procédures judiciaires contre toute voix dissidente, je décide de ne pas la publier tant que je n’ai pas une autorisation formelle du président à cet effet, ou encore que la lettre ne devienne publique autrement.
  • Le 5 août 2013, j’envoie un courriel au président de l’OIQ pour lui demander l’autorisation de rendre sa réponse publique. Le président ne me répond pas.
  • Un peu plus tard au mois d’août j’affiche sur le forum Linkedin de l’Ordre des ingénieurs du Québec, ainsi que sur d’autres forums fréquentés par des ingénieurs québécois, le message suivant pour rappeler au président ma demande. Le message attire 16 commentaires, plus d’autres qui n’ont toujours été publiés…mais le président ne bronche pas.
  • Le 6 novembre 2013, je soumets sous forme de commentaire à mon intervention la réponse du président du 22 juillet 2013 dans le groupe Linkedin de l’Ordre des ingénieurs du Québec, précédé par le texte suivant: “Monsieur le président, je ne comprends pas votre réticence à assumer vos propos en rendant votre réponse publique, surtout après que pendant presque quatre mois tant de membres ont exprimé le désir d’en connaitre le contenu. Dans ces conditions, la seule solution que je vois est de la rendre publique moi-même dans ce forum de discussion. Puisque vous êtes le responsable ultime de l’OIQ,si le modérateur approuve sa publication, cela implique, il me semble, que vous êtes d’accord ou du moins que vous ne vous y opposez pas.”. Aujourd’hui, 23 novembre 2013, ce commentaire n’a toujours pas été publié!
  • Le 12 novembre 2013, mon collègue François P. Granger, qui lui a manifestement considéré que le la notice de confidentialité ne s’appliquait pas, ou du moins qu’elle n’avait pas force de loi, publie la réponse du président. C’est grâce à cela que je suis aujourd’hui en mesure de vous en dévoiler son contenu aujourd’hui!