Ils ont du pain sur la planche…et de la viande au feu!

L’OIQ a annoncé les noms du nouveau président et des membres du nouveau comité exécutif. Les voici:

  • M. Robert Sauvé, ing., président
  • Mme Suzanne Bastien, ing., première vice-présidente;
  • Mme Kathy Baig, ing., vice-présidente;
  • M. Sid Zerbo, ing., FIC, vice-président;
  • M. Roland Larochelle, représentant du public.

Le pain sur la planche: LES RÉSOLUTIONS ADOPTÉES LORS DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE DU 6 MAI

En premier lieu, l’on constate qu’aucun des anciens membres du comité exécutif ne figure dans le nouvel exécutif, ce qui satisfait partiellement la résolution sept (7) adoptée lors de l’AGE du 6 mai 2014. En fait, pour qu’elle soit satisfaite entièrement, il faudrait que le directeur général soit aussi destitué. Par ailleurs, l’ex-président demeure toujours dans le conseil, et bien que la résolution ne spécifiait pas qu’il devait démissionner aussi comme administrateur, cela ferait certainement de sens qu’il le fasse.

Cela dit, il s’agit quand même d’un petit pas dans la bonne direction. Il n’en demeure pas moins que le plus tôt les sept (7) résolutions seront mises en œuvre dans leur entièreté, le plus vite le président et les membres du comité exécutif vont acquérir de la crédibilité vis-à-vis des ingénieurs, condition “sine qua non pour la réacquérir vis-à-vis du public. Il est évident par contre que la portée des résolutions ne peut être diluée, et que leur implantation ne peut certainement pas attendre jusqu’à l’assemblée générale de l’année prochaine. Ceci est d’autant plus vrai que:

  • Les interventions des ingénieurs dans les médias sociaux, dont le groupe de discussion Linkedin “débats ingénieurs et scientifiquespermet désormais d’avoir rapidement le pouls des membres, et il est clair qu’ils s’attendent à voir rapidement des forts gestes de discontinuité par rapport à l’ancienne administration.
  • Le comité exécutif devrait normalement avoir les coudées franches pour mettre en œuvre les sept (7) résolutions, puisque plusieurs élus de cette année (à Québec et à Montréal), qui ne sont pas membres du comité exécutif actuel, se sont  engagés dans leur plateforme, ouvertement et de façon ferme, à implanter les résolutions adoptées lors de l’AGE du 6 mai 2014. Si les membres de l’exécutif veulent vraiment aller de l’avant là dessus, ilsne devraient donc pas avoir de problème à atteindre une majorité au conseil.

La viande au feu: LES QUESTIONS FINANCIÈRES

Si mettre en œuvre les sept (7) résolutions adoptées lors de l’AGE du 6 mai, est un passage urgent et obligé, il n’en demeure pas moins que l’espoir et la confiance ne reviendront pas si l’épée de Damoclès qui pend sur l’organisation, et qui découle des dépenses incontrôlées qui ont été faites au cours des dernières années, demeure. La situation risque sérieusement de déraper si le budget de 2014-2015 présenté en assemblée générale est implanté.

Comment s’y prendre pour récupérer la situation?

En augmentant les revenus

La meilleure façon d’augmenter les revenus est d’enrayer la saignée des membres et d‘encourager tout ceux qui sont partis ou ont été radiés suite à la cotisation supplémentaire ou aux nouveaux règlements, à revenir, en leur envoyant notamment une invitation polie comportant:

  • des excuses pour les erreurs faites aux cours des dernières années.
  • la confirmation que les sept résolutions adoptées à l’AGE sont implantées dans leur entièreté, éliminant ainsi les irritants majeurs qui ont causé la vague départs,

En diminuant les dépenses et en améliorant l’efficacité

Comme mentionné dans le billet précédent les idées pour faire des économies sans affecter la protection du public ne manquent pas:

  • Révoquer les mandats donnés aux avocats pour procédures farfelues contre administrateurs passés et futurs,
  • Supprimer les jetons de présence et les dépenses somptuaires des administrateurs,
  • Couper de moitié ou plus le nombre de cadres, dont le ratio est totalement disproportionné par rapport au nombre d’employés réguliers,
  • Couper les salaires des cadres bien au-dessus de la moyenne. Le directeur général gagne autant sinon plus que le premier ministre!
  • Couper l’énorme le budget de communications et relations publiques,
  • Couper le budget informatique incroyablement élevé pour gérer une base de données d’à peine 60,000 membres,
  • Couper les salaires des employés et les honoraires des consultants relatifs au programme de certification des firmes. Les employés affectés pourraient être replacés dans des taches reliées à la protection du public,
  • Couper les salaires des employés et honoraires des consultants relatifs au programme de l’institut de l’intégrité. Les employés affectés pourraient être replacés dans des taches relatives à la protection du public,
  • Résilier les mandats donnés aux firmes qui font la veille des réseaux sociaux pour étudier chaque mot écrit dans les groupes de discussion,
  • Faire paraître le magazine PLAN juste quatre fois par année en supprimant la publicité et tout ce qui n’a pas directement trait à la protection du public.

L’efficacité, quant à elle, pourrait être considérablement améliorée en négociant des ententes avec l’UPAC, le DGE, l’AMF et d’autres organismes qui s’intéressent aux mêmes individus visés par le syndic, de façon à éviter de dédoubler les efforts et les dépenses reliés aux enquêtes.

CONCLUSION

L’année s’annonce très ardue pour le conseil d’administration, le nouvel exécutif et le nouveau président. Les défis sont nombreux et difficiles, mais étant donné que la tutelle est dans l’air, l’échec n’est pas une option. Pour mettre toutes les chances de leur coté, les trois gestes que les membres du comité exécutif doivent effectuer immédiatement sont:

  • transmettre rapidement des signaux de discontinuité par rapport à l’ancienne administration, en changeant de ton dans les communications avec les membres, en donnant des preuves concrètes que les priorités ont été changées, en s’excusant publiquement pour les erreurs faites et en se dépêchant d’implanter les sept résolutions adoptée à l’AGE.
  • embaucher un nouveau directeur général qui aura a force et la crédibilité pour mettre au pas les lobbys internes afin de réaliser les compressions permettant d’atteindre un budget équilibré avec une cotisation de 310 $, et ce, tout en remboursant aux membres la cotisation supplémentaire à l’interieur d’un temps raisonnable.
  • convoquer une assemblée générale extraordinaire pour le début du mois de septembre afin de traiter les points qui étaient à l’ordre du jour et qui n’ont pas été discutés lors de l’assemblée générale annuelle du 12 juin 2014, dont notamment l’adoption du procès verbal de l’assemblée annuelle de 2013, ses suivis, les propositions des membres, etc.. Cette AGE devra impérativement avoir lieu un soir de semaine à partir de 17 heures, selon les règles de procédure qui existaient avant l’introduction des règles de régie interne introduites à la vapeur juste avant l’AGE du 6 mai 2014.