Il y aura-t-il encore des “bouncers” demain à l’assemblée du ReseauIQ ?

Demain, jeudi 28 novembre 2013, aura lieu à 17 heures un cocktail suivi de l’assemblée générale des membres du Réseau des ingénieurs du Québec à 19 heures au centre Sheraton au 1201 Boulevard René-Levesque Ouest.

J’ai des bonnes raisons de croire, que, comme l’année dernière, les individus détenant le pouvoir réel  dans l’organisation (présidente, ainsi que président sortant et directeur général par intérim) auraient engagé, avec l’argent de tous les ingénieurs, des videurs de bar (“bouncers”) pour empêcher, sous des prétextes risibles, certaines personnes, et notamment deux anciens présidents, dont le fondateur principal de l’organisation, d’exercer leurs droits démocratiques et de participer à l’assemblée générale annuelle.

La question se pose à savoir comment cette organisation a-t-elle pu évoluer ainsi? Je ne rentrerai pas dans les motivations des personnes. Je constate tout simplement que depuis que ces individus sont au pouvoir il y a une forte apparence de convergence entre ceux qui dirigent véritablement le RéseauIQ présentement et ceux qui ont pris les décisions controversés à l’OIQ. Jugez-en vous mêmes:

  • Le Réseau, qui avait pris le leadership en 2010 et 2011 de la défense de la réputation de l’immense majorité des ingénieurs intègres, tout en réclamant des sanctions sévères pour les quelques ingénieurs qui ont contrevenu aux lois et au code de déontologie, est, depuis 2012, et de façon abrupte, devenu très silencieux sur le sujet. Le RéseauIQ d’ailleurs ne s’est jamais prononcé sur le fait  que le département le plus associé à la mission de protection du public de l’OIQ, le bureau du syndic, est manifestement sous-financé, alors que les départements associés aux postes budgétaires n’ayant aucun lien avec la mission d’un ordre professionnel (affaires publiques, promotion de la profession, direction générale, jetons de presence, non-mieux définis frais généraux, etc.) tournent à plein régime.
  • L’introduction du monopole de l’assurance-responsabilité professionnelle par l’OIQ est présentement vécu de façon dramatique par beaucoup d’ingénieurs en pratique privée dont les primes ont doublé, voire même triplé, et ce, souvent pour une couverture inférieure. Le Réseau, qui parrainait un assureur autre que celui de l’OIQ et avait donc non seulement une responsabilité vis-à-vis des membres, mais aussi un intérêt financier dans le dossier, n’a pas levé sont petit doit pour s’opposer à cette règlementation absurde et injuste.
  • L’obligation de s’assurer avec le régime d’assurance médicaments de l’OIQ, qui est loin d’être compétitif et coûte jusqu’au double de ce que la RAMQ charge, est un autre motif de frustration considérable pour les ingénieurs qui ne sont pas couverts par le plan d’un employeur.Encore là, le ReseauIQ s’est bien gardé d’entreprendre des démarches pour faire obstacle à ce que les ingénieurs non-couverts par le régime d’un employeur soient pénalisés par des primes ridiculement élevées.
  • L’imposition brutale de la formation continue par l’OIQ sans qu’il y ait eu la moindre  introduction de mesures permettant d’atténuer les contre-coups financiers sur les ingénieurs a engendré une hémorragie majeure du membership. On peut certes reprocher à l’OIQ son amateurisme, mais il est aussi certain que le ReseauIQ a encore une fois failli à sa tache de défendre les intérêts socio-économiques des ingénieurs.

Dans ces conditions il me semble qu’ils est inévitable de se poser les trois questions suivantes:

1) Ceux qui mènent le ReseauIQ présentement ont-ils véritablement à cœur les intérêts des ingénieurs, ou agissent-ils en fonction de leurs intérêts personnels (jetons de présence, visibilité personnelle pour de se lancer en politique ensuite, inscription de leur fonction au Réseau dans leur CV, etc.)?

2) Ceux qui mènent vraiment le ReseauIQ présentement comprennent-ils la mission de l’organisation et souhaitent-ils réellement la réaliser ?

3) Il y aurait-il une entente secrète entre ceux qui mènent présentement au ReseauIQ et ceux qui mènent présentement  à l’OIQ pour déployer tous les moyens possibles, peu importe leur moralité, voire même leur légitimité, pour faire taire toute voix dissidente?

L’assemblée générale des membres est le seul endroit où, une fois par année, les ingénieurs qui ne font pas partie de l’establishment” ont une chance de poser ces questions! Soyez-y en grand nombre!