Comme le capitaine du Costa Concordia

Aujourd’hui, 6 mars 2014, je viens d’apprendre que le président actuel de l’Ordre, Daniel Lebel, vient d’annoncer sa candidature aux élections provinciales. Je dois sincèrement admettre que celle-là je ne l’avais pas prévue, non pas parce que je ne l’en croyais pas capable, mais plutôt parce que je ne pensais pas que quelqu’un avec un tel pédigrée aurait pu être intéressant pour un parti politique qui aspire à devenir majoritaire à la Chambre des députés.

Je me suis trompé, et je dois admettre que notre première ministre a énormément baissé dans mon estime et, je me doute aussi, dans l’estime de milliers d’ingénieurs.

Comme la CAQ avec Maud Cohen et les libéraux avec le rescapé Dr. Barette, toutes les raisons sont bonnes pour accueillir en son sein des individus qui ont laissé derrière eux des ruines fumantes, pour autant qu’ils aient fait les titres des journaux un couple de fois dans les mois précédents à l’élection.

C’est la parfaite démonstration du principe “peu importe que l’on parle de moi en bien ou en mal, l’essentiel c’est que l’on parle de moi“.

Je n’ose même pas imaginer ce qui se passerait s’il était élu et on lui donnait des responsabilités importantes: Ministre des finances? Bonjour les déficits hors contrôle au niveau de la province! Ministre de la justice, responsable des professions? Bonjour les discours creux sur l’intégrité!

Enfin, je suis déçu aussi que Daniel Lebel ne sera pas là le 6 mai pour présenter son ”reluisant bilan”, laissant à des comparses l’ingrate tache de gérer une assemblée qui promet d’être houleuse. Comme le capitaine du Costa Concordia, il a quitté le navire qu’il a lui même envoyé sur les récifs!