Assurance médicaments: Sans tambour ni trompette

L’Ordre des ingénieurs vient de mettre fin sans tambour ni trompette à son programme d’assurance médicament. Cette nouvelle devrait pourtant figurer dans la page d’accueil du site, faire l’objet d’un communiqué spécifique, voire même d’un bulletin du president.

En effet, plus de deux ans après la résolution de l’assemblée générale extraordinaire, de nombreuses tergiversations, excuses et prétextes et quelques dizaines de milliers de dollars en avis juridiques, l’OIQ a fini par lâcher le morceau: Les ingénieurs non-couverts par leur employeur pourront finalement s’assurer à bien meilleur prix avec la RAMQ.

Historique

En 2010, suite aux augmentations déraisonnables de primes de DESJARDINS SÉCURITÉ FINANCIÈRE par le biais de la firme de courtage SOGEMEC, le ReseauIQ décida de mettre fin à son programme (non-obligatoire) afin de permettre aux ingénieurs non couverts par leur employeur de s’assurer avec la RAMQ, dont les tarifs étaient deja bien plus raisonnables.

C’était sans compter avec la gloutonnerie de l’OIQ, alors dirigé par Maud Cohen comme présidente et André Rainville comme DG (aujourd’hui président de l’Association des Firmes de Génie Conseil), qui reprirent exactement le même programme pour l’OIQ, en le rendant de fait obligatoire, condamnant ainsi plusieurs milliers d’ingénieurs à payer des primes exagérées. Ces primes ont d’ailleurs continué à augmenter à un taux drôlement plus élevé que l’inflation (parfois dans les deux chiffres).

Les successeurs de Maud Cohen, Daniel Lebel et ensuite Stéphane Bilodeau, se gardèrent bien de faire quoi que ce soit. Puis, Robert Sauvé tenta timidement, et sans succès, de faire avancer le dossier, en reculant rapidement dès que les lobbys levèrent le ton.

Le seul président qui se sauve

Dans ce cas-ci, j’estime que le seul président qui se sauve dans ce dossier est Jean-Francois Proulx, qui, même si cela lui a pris plusieurs mois a fini par régler le problème. Il aurait dû en parler pendant la campagne électorale.

Malheureusement pour lui, là, il est trop tard.