Apprentis sorciers ou marchands du temple?

Les dirigeants actuels de l’OIQ, malgré tous les torts qu’ils ont causés à la profession pour n’avoir rien vu venir et avoir ensuite très mal géré la crise, et malgré tout l’argent qu’ils ont gaspillé en relations publiques, en “gouvernance” et en avocasseries de toutes sortes, demeurent profondément convaincus qu’ils ne sont pas là pour “gagner un concours de popularité“, et, comble de l’ironie, affirment publiquement qu’ils prennent des “décisions courageuses“.

Comment peuvent-ils être si détachés de la réalité?

Ils me font penser à l’œuvre l’apprenti sorcier, à partir de laquelle Walt Disney a produit un savoureux court métrage, que je vous encourage d’ailleurs à regarder jusqu’à la dernière scène… Comme dans l’œuvre, il faut désormais que les propriétaires de la maison (les ingénieurs) arrivent et fassent le ménage, avant que tout ne soit détruit.

Un doute demeure cependant: Il y en a-t-il aussi entre les dirigeants, et ceux qui les conseillent, certains qui ne sont pas si “innocents” que cela? Par exemple ceux qui, de par leur appétit démesuré de revenus, sont à l’origine de la volonté de lever des cotisations supplémentaires, des cotisation spéciales, des frais directs et indirects, ainsi qu’à concevoir des règlements contraignants, tatillons et payants pour l’organisation? Ceux-là me font plutôt penser aux marchands du temple dont l’éviction est décrite dans l’Évangile.

Certes, il y en a qui trouveront ce parallèle un tout petit peu blasphème, car l’Ordre n’est pas une institution religieuse, mais à cela l’on peut rétorquer que l’OIQ n’est pas une compagnie privée non plus: en tant qu’ordre professionnel, il devrait inspirer le respect et la dignité, alors que son comportement  mercantile actuel, ainsi que sa parfaite inefficacité du point de vue de la protection du public, ont miné et continuent à miner irrémédiablement sa crédibilité auprès du public et des ingénieurs.

Dans tous les cas, peu importe l’hypothèse retenue, cette parenthèse peu reluisante de l’histoire de l’Ordre des ingenieurs, organisme prestigieux à l’histoire presque centenaire, doit se terminer! Le plus tôt sera le mieux!

Comment?

Eh bien, les élections s’en viennent et vous serez en mesure d’ici environ trois semaines de voter pour élire six(6) administrateurs qui siègeront au conseil de l’OIQ. C’est votre occasion d’enlever le chapeau magique aux apprentis sorciers, de chasser les marchands du temple et de remettre de l’ordre dans la maison!

Deux remarques

  • Cette année j’ai pris la décision de ne pas me présenter aux élections, et cela pour plusieurs raisons: En premier lieu, je serai plus utile à la cause en dehors du conseil qu’en dedans, car personne ne pourra essayer de me faire taire en prétextant des fumeuses obligations de loyauté (vis-à-vis de qui? de la mission ou de ceux qui sont au pouvoir?). Deuxièmement, je ne souhaite pas donner l’excuse à l’establishment actuel de lâcher, plus qu’il ne l’ont fait déjà, leur avocat préférè sur ma personne, aux frais des membres et à raison de plusieurs centaines de dollars de l’heure, bien sur… Troisièmement, je souhaite favoriser au conseil l’entrée de nouvelles personnes motivées à remettre de l’ordre dans l’Ordre.
  • Si tout ceux qui se sont compromis de près ou de loin avec le régime actuel doivent, selon moi, être sanctionnés, il faut néanmoins éviter de récompenser des candidats qui, en sentant le vent du renouveau, vont essayer de s’y associer tout en évitant trop se mouiller, et ce, afin de garder assez de marge de manœuvre pour pouvoir retourner leur veste si les évènements ne se déroulent pas comme prévu. Pour cette raison, je solliciterai tous les candidats à se positionner de façon non-équivoque sur nombre de dossiers, dont les résolutions de l’AGE, et je publierai leur réponses sur ce site. En l’absence de réponse je marquerai: “N’a pas voulu répondre“.