Activité Pre-AGA – De la propagande à nos frais – Partie 2

Suite de l’analyse de l’activité pre-AGA

L’analyse de cet évènement ne serait pas complète sans une évaluation des coûts additionnels engendrés par le spectacle ”Bienvenue a la maternelle”, c’est à dire les surcoûts par rapport à la tenue d’une assemblée générale normale.

Les coûts financiers additionnels

  • On peut se douter que Jean-Luc Mongrain n’a pas animé ce spectacle gracieusement. Son son taux horaire n’est pas public, mais on peut raisonnablement supposer qu’il est au bas mot de 500 $/heure et qu’entre la préparation et l’évènement lui-même il a dû facturer un minimum de 10 heures, pour un total d’au moins 5000 $.
  • Pour ce qui est de l’avocat Frère, il a été présent du début de l’activité pre-AGA jusqu’à la fin de l’assemblée. Encore là, à un taux horaire de l’ordre de 500 $/heure, il a dû facturer environ 4000 $ juste pour sa participation pour la journée. Si ensuite l’on additionne la préparation et surtout le temps passé pour préparer l’avis juridique, dont la valeur a déjà été discutée précédemment, il est probable que la facturation totale excède significativement les 10,000 $.
  • Plusieurs employés ont certainement été impliqués dans la préparation du spectacle et pendant qu’ils faisaient cela, ils ne pouvaient pas s’occuper d’activités plus utiles et/ou productives. Évaluer le coût de la masse salariale associée serait un exercice difficile et périlleux, et possiblement l’exercice n’a même pas été fait à l’interne, mais il est sans doute abondamment dans les cinq chiffres, d’autant plus que plusieurs employés syndiqués de l’Ordre se sont affairés et, de par la convention collective, leur temps supplémentaire est rémunéré.
  • Louer la salle pour au moins deux heures de plus a probablement aussi comporté des coûts supplémentaires non-négligeables. Une telle salle se loue à au moins 2000 $/heure, plus, s’il y a lieu, la facture des éclairagistes, des techniciens de son, etc. Une estimation raisonnable est que le surcoût pour avoir fait ce spectacle avant l’assemblée dépasse les 5000 $. Ce qui est ironique d’ailleurs est que la secrétaire par intérim, Madame Jolicoeur, a pris le micro à 10h50 du soir pour interrompre la période de questions encore en cours et prévenir l’audience du fait qu’il y aurait des surcoûts si l’assemblée allait se prolonger après 11h…
  • Enfin, pour ce qui est du consultant ”créatif” qui a imaginé et écrit ce scénario, il est difficile de formuler des hypothèses sur son coût, mais il est certainement dans les cinq chiffres.  Bien que le secret le plus strict a été gardé sur l’organisation de l’événement,  il est pour le moins étonnant qu’un personnage bien connu pour ses antécédents inquiétants, Gilles Corriveau, vice-président de la firme ENIGMA Communications, était présent dans la salle. Cette firme est connue entre autres, mais pas seulement, pour avoir facturé plusieurs centaines de milliers de dollars en 2013 et 2014 au RéseauIQ pour du travail de graphisme pompeusement appelé ”Design de l’identité visuelle/image de marque”. ENIGMA communications a d’ailleurs aussi obtenu récemment un mandat pour la réalisation d’un rapport sur le développement durable du Port de Montréal, organisation dans laquelle le président de l’Ordre, Robert Sauvé, occupe la position de directeur de la gestion des Infrastructures.

En additionnant tous ce montants on arrive à un montant minimum de 40,000 $ le vrai chiffre pouvant même atteindre les six chiffres. En considérant qu’il y avait moins de 200 ingénieurs dans la salle pendant le spectacle, dont plusieurs employés de l’OIQ, cela a couté entre 200 $ et qui sait combien par ingénieur présent, et ce, pour des fins n’ayant absolument aucune relation avec la mission de protection du public.

Le coût reputationnel du spectacle

Cet évènement constitue un impair majeur pour l’OIQ, mais a le mérite de clarifier la situation et faire exploser les contradictions. En particulier, il démontre que, malgré ses prétentions à l’effet contraire, l’OIQ :

  • est toujours mené dans l’ombre en grande partie par les mêmes joueurs qui agissaient en arrière du précédent establishment, auxquels d’autres s’y sont probablement ajoutés.
  • continue à dépenser des montants exorbitants pour des fins de politique interne n’ayant aucune relation avec sa mission, la protection du public.