Porte-Parole

ATTENDU QUE traditionnellement le président est aussi le porte-parole de l’OIQ, et que à plusieurs occasions le directeur général s’est aussi prononcé au nom de l’organisation,

ATTENDU QUE le président représente auprès des médias l’autorité ultime de l’OIQ, et que lorsqu’il se prononce en public, démentir, corriger, ou remettre en contexte ses affirmations ne peut être fait facilement ou impunément.

ATTENDU QUE, dans un contexte où un président interprète trop librement la volonté des instances, les administrateurs se retrouvent devant deux options également perdantes : Entériner le fait accompli et renoncer ainsi à leur rôle, ou désavouer publiquement le président, et entacher ainsi la crédibilité de l’organisation.

ATTENDU QU’au cours des cinq dernières années, deux personnes se sont présentées aux élections provinciales immédiatement après avoir occupé le poste de président, voire même dans le dernier cas suite à une démission soudaine, et que ces évènements ont fait naître le soupçon chez le public et chez de nombreux membres que ces personnes s’étaient servies du poste qu’ils occupaient pour accroître leur visibilité personnelle en vue de lancer leur carrière politique.

ATTENDU QUE les qualités requises pour être président du conseil d’administration et les qualités requises pour être porte-parole ne sont pas du tout les mêmes, et qu’en fait elles sont rarement présentes de façon concurrente dans un même individu.

L’ASSEMBLÉE DEMANDE que le Conseil :

  • crée un poste permanent de porte-parole dont le titulaire est un professionnel du domaine,
  • s’assure que le titulaire du poste mentionné ci-dessus se rapporte directement au conseil d’administration,
  • enchâsse dans les règlements une clause à l’effet que le directeur général est tenu en tout temps à son obligation de discrétion, et ce, dans tous les cas de figure envisageables,
  • élabore et implémente une politique à l’effet que le président se prononce en public si et seulement si les membres du Conseil lui demandent par résolution, étant entendu qu’une nouvelle résolution est requise pour toute nouvelle intervention.

Proposé par: Giuseppe Indelicato, ing.